08 birman

Nous ne regrettons pas d’avoir été à Lumbini car nous aurions regretté de ne pas y être allé. Lumbini - ou plus exactement Rummindei - est une ville à la frontière népalo-indienne, point de passage de bus, camions et de tout ce qui roule. La ville n’a aucun intérêt touristique ou du moins, en l’ayant traversée nous n’avons eu aucune envie d’en chercher.

Mais Lumbini c’est aussi le lieu de naissance du Bouddha comme le revendiquent avec fierté tous les népalais, et de ce fait un lieu de pèlerinage et une concentration impressionnante de temples et monastères tous regroupés dans une enceinte de plusieurs kilomètres de long.

Il y a donc quelque chose à voir à Rummindei, c’est Lumbini !

tiharLa semaine de notre arrivée s'est déroulée la célébration de Tihar, une des fêtes les plus importantes au Népal. Retour un peu plus en détail sur ce moment particulier...

La fête des lumières appelée Tihar au Népal est une des fêtes hindoues les plus importantes. Elle se déroule pendant 5 jours et célèbre la vie et la prospérité. A cette occasion, les népalais ne vénèrent pas seulement les dieux et les hommes mais également les animaux.

Les maisons se parent de guirlandes de fleurs, de lampes à huile et de rangolis, des dessins tracés à la poudre de riz puis colorés avec des pigments multicolores. Ils décorent le seuil de porte des commerces et des habitations afin de délimiter un chemin sacré illuminé de lampes à huile pour souhaiter la bienvenue à la déesse Laxmi.

Sarangkot est un petit village perché en haut d’une colline au nord du lac de Pokhara. Point de départ des vols en parapente, c’est aussi l’un des meilleurs points de vue sur les Annapurnas à proximité de Pokhara. Et le must c’est d’assister au lever ou au coucher du soleil.

Nous nous sommes donc levés vers 5h et sauté dans un taxi à 5h30. Il nous a déposé un peu après 6h au premier point de vue, le second - la plate forme au sommet de Sarangkot - étant inaccessible à cause du monde. Nous nous sommes donc installés en contrebas d’un restaurant devant les silhouettes du Machapuchare et ses voisins Annapurnas (si l’on peut dire car ils sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres les uns des autres).

Le soleil émerge des montagnes

Vivre ici, pour nous occidentaux, c’est bien sûr profiter des merveilles que nous offre le Népal et de l’accueil des népalais. C’est aussi entrevoir un quotidien différent qu’on ne peut interpréter qu’avec prudence.

Une des premières choses qui m’a étonné ici c’est le rythme des journées. Les népalais se lèvent (très) tôt et se couchent ... très tôt ! Le matin, aux premières lueurs de l’aube - vers 5h30 en ce moment - le bruit augmente progressivement. On commence à entendre des véhicules, des voix, la vie qui reprend. Et le soir vers 17h30, lorsque la lumière commence à baisser, les restaurants se préparent pour le dîner.

Pokhara c’est le lac et ses abords (Lakeside), la ville népalaise (peu ou pas de touristes), et les alentours (les collines, les villages, les montagnes). Notre première sortie-découverte a été la Pagode de la Paix qui domine le lac sur une colline au sud. Ce stupa fait partie d'un ensemble de 80 Pagodes de la Paix construites dans le monde par les japonais après 1945 pour promouvoir la paix et l'amour entre les hommes.

Pour y accéder on a le choix entre prendre un taxi qui contourne la colline et nous dépose aux deux tiers de la montée, le reste se faisant à pied et en plein soleil, ou opter pour la façon plus douce et 0 carbone qui est de prendre une barque-taxi avec rameur. C’est cette option que nous avons choisie.

Pokhara est une ville très contrastée. Il y a le bord du lac avec ses agences de trek, ses vendeurs d’alcool ou de matériel de montagne, ses dizaines d’hôtels, guest houses et de restaurants. Ici c’est une douceur de vivre à l’occido-rientale où il fait bon paresser à l’ombre sur une terrasse au bord du lac pendant les heures chaudes de la journée. On y croise des népalais en goguette, des ex-babas tendance Woodstock, des trekkeurs affûtés, des parapentistes, des routards et toute la panoplie de touristes possibles. En arrivant de Katmandou, c’est un choc, un autre Népal, tout dédié au tourisme.

Pas forcément l’endroit où nous avions rêvé d’être.