Le parc de Chitwan

Il est situé au sud du Népal dans la région du Teraï. On y accède à partir de Pokhara ou de Katmandou en 5 à 6 heures. Ancienne réserve de chasse royale où l'on flingait de bon coeur tigres, rhinos et éléphants, il a été créé en 1973 et inscrit au patrimoine de l'humanité en 1984. Il abrite en particulier deux espèces en grand danger d'extinction : le tigre du Bengale (100 à 150 adultes) et le rhinocéros unicorne (500 environ), mais on y trouve également de nombreuses espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères dont un certain nombre d'éléphants sauvages.

Il est interdit d'entrer dans le parc sans être accompagné d'un guide à la fois pour éviter les dégradations, le braconnage ou la cueillette sauvage, mais aussi pour des raisons de sécurité. Croiser un rhino ou un éléphant sauvage peut s'avérer... mortel ! En 2016, 14 personnes ont ainsi été tuées par des animaux dans le parc.

Le parc est constitué de jungles, de lacs et rivières et de savanes et s'étend sur près de 1000 km2. Chitwan est aussi le berceau de l'ethnie Tarou qui vivaient à l'origine dans le parc.

Visiter le parc

Evidemment, les animaux étant sauvages il est à la fois difficile de les trouver et de les approcher, et pour certaines espèces il faut conserver une distance suffisante pour éviter de devoir prendre ses jambes à son cou pour éviter la charge d'un rhino ; les consignes dans ce cas sont de courir en zigzag et de grimper sur un arbre suffisemment haut et solide. A défaut, se planquer derrière en attendant que la bestiole se lasse.

On peut visiter en jeep, à pied, à dos d'éléphant ou en pirogue, à la journée ou à la demi-journée. Les excursions sont chères et les résultats sont aléatoires. Nous avons aperçu un éléphant sauvage (de loin, et nous lui avons cédé la place avant son arrivée), un rhinocéros (de très loin - nous n'avons pas réussi à l'approcher), des antilopes, des oiseaux et des crocos. Butin un peu décevant, mais c'est le jeu ; nous ne sommes restés qu'une demi-journée dans le parc. Il faut aussi penser à prendre jumelles et téléobjectif (135mm c'est pratique mais c'est trop court !).

Ne rêvez néanmoins pas, vous avez très peu de chance d'appercevoir la moustache d'un tigre, les guides n'en ayant que rarement croisé dans la partie du parc accessible aux touristes.

Coups de bol et bon plan

La rencontre dans le parc avec les animaux dépend de l'habileté du guide qui vous accompagne et d'une bonne dose de chance. Et c'est vrai aussi à l'extérieur du parc. La photo du rhino en début d'article a été prise de la terrasse du bar en bord de rivière, au moment de l'apéro. C'est l'intérêt des parcs. Les animaux vont où ils veulent et donc parfois là où on ne les attend pas. C'est ainsi que le joli spécimen de gavial (crocodile piscivore - en photo également) qui est venu se dorer au soleil à deux pas de l'hôtel.

Bien entendu il est intéressant de s'aventurer dans la jungle et de (se laisser) surprendre (par) les animaux, mais il est aussi possible de les attendre ailleurs. Pour cela il vaut mieux éviter les hôtels en centre de Sauraha et chercher à loger à l'extérieur ou à proximité de la rivière qui délimite le parc. C'est ainsi que de la terrasse du Sapana Village Lodge nous avons pu admirer des échassiers et d'autres oiseaux, un gavial et des éléphants (domestiques) en liberté dans leur paturage.

Commentaires   

Merci pour ce partage de découvertes et d’émotions.
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