Pokhara c’est le lac et ses abords (Lakeside), la ville népalaise (peu ou pas de touristes), et les alentours (les collines, les villages, les montagnes). Notre première sortie-découverte a été la Pagode de la Paix qui domine le lac sur une colline au sud. Ce stupa fait partie d'un ensemble de 80 Pagodes de la Paix construites dans le monde par les japonais après 1945 pour promouvoir la paix et l'amour entre les hommes.

Pour y accéder on a le choix entre prendre un taxi qui contourne la colline et nous dépose aux deux tiers de la montée, le reste se faisant à pied et en plein soleil, ou opter pour la façon plus douce et 0 carbone qui est de prendre une barque-taxi avec rameur. C’est cette option que nous avons choisie.

 

Nous montons à bord munis de nos gilets de sauvetages, d’un rameur et deux rames, la seconde étant pour moi car le client participe à l’effort. Sur le lac aucun bateau moteur, ni jet-ski, ni fly-board. Ici on rame ou on pédale, et c’est très bien ainsi. Je ne sais pas exactement combien de temps a duré la traversée, juste assez pour que le mouvement inhabituel se fasse sentir dans mes épaules.

Une fois débarqué sur une petite plage, un escalier de pierre et briques très praticable nous permet de serpenter dans la montée vers la Pagode. L’ascension dure 45 minutes à une heure, elle est assez physique mais le chemin est quasi toujours à l’abri du soleil et il y fait relativement frais. A mi-parcours se trouve un petit café-restaurant bienvenu pour se poser en admirant les sommets qui se découvrent au fur et à mesure de notre progression.

vue sur les Annapurnas

Encore un petit effort et nous arrivons sur le site. La Pagode d’un blanc lumineux apparaît à un détour du chemin et nous rejoignons l’esplanade où se trouve quelques dizaines de personnes montés en taxi ou en car. Le lieu est très beau, des buissons de fleurs encadrent le chemin qui nous mène au grand escalier. Une fois déchaussés nous montons jusqu’au chemin circulaire autour du stupa.

drapeau de prière

De là nous avons une vue magnifique sur Pokhara et ses environs, et au loin - 30 à 40 km - quelques sommets enneigés qui surplombent les collines autour du lac (la notion de colline est ici toute relative et désigne une bosse de moins de 3000 m). Autour du stupa quelques pèlerins, des touristes et même un moine avec une perche à selfie.

mamie et parapluie

Nous quittons le stupa et prenons le chemin de la descente par l’arrière de la colline. Sur sa première partie le chemin en lui-même n’a pas grand intérêt hormis notre rencontre avec une petite mamie. Protégée du soleil par son parapluie, elle monte doucement la côte, s’arrête à notre hauteur et commence à nous parler en népali. Comme souvent dans ces rencontres, les personnes se tournent vers Pauline pour qu’elle joue le rôle d’interprète et sont toujours très étonnées qu’elle ne comprenne pas non plus. Elle finit par dénouer un pan de son sari et sortir une poignée de graines qu’elle offre à Mélanie. Elles ressemblent à des petits glands de chêne ou des petites noisettes et elle nous montre comment en extraire l’amande. La consistance est celle d’une noisette mais son goût est légèrement sucré.

Véro fait du yoga

Nous poursuivons notre route en direction de Devi’s Fall, une chute d’eau signalée sur la carte. Nous descendons maintenant un escalier très raide fait de blocs de pierre inégaux. Il fait très chaud et nous commençons à fatiguer. Nous arrivons finalement dans les faubourgs de Pokhara, sur une rue assez passante bordée d’échoppes ouvertes. Un peu plus loin nous trouvons la fameuse Devi’s Fall où pour 30 roupies (25 centimes environ) nous pouvons accéder au site. La chute d’eau n’a rien d’extraordinaire mais elle nous permet de nous reposer et il y règne une ambiance de fête foraine assez amusante (Véro fait beaucoup de yoga ces derniers temps...).

Nous terminerons la route en taxi. Nous avons beaucoup aimé cette première balade, même si la descente par Devis’s Fall avait peu d’intérêt. Il paraît qu’il existe un chemin sur la crête pour rejoindre Pokhara. Je pense que nous allons y retourner et essayer de le trouver. C’est l’intérêt d’avoir du temps devant soi ; nous pouvons savourer nos sorties et nous resservir si elles nous ont plu.

(Nous avons une autre raison de retourner à la Pagode... Absorbés par la vue des montagnes nous n'avons même pas pris une photo de la Pagode elle-même, dans toute sa blancheur... C'est la raison pour laquelle vous n'en avez aucune dans cet article !)

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