Pokhara est une ville très contrastée. Il y a le bord du lac avec ses agences de trek, ses vendeurs d’alcool ou de matériel de montagne, ses dizaines d’hôtels, guest houses et de restaurants. Ici c’est une douceur de vivre à l’occido-rientale où il fait bon paresser à l’ombre sur une terrasse au bord du lac pendant les heures chaudes de la journée. On y croise des népalais en goguette, des ex-babas tendance Woodstock, des trekkeurs affûtés, des parapentistes, des routards et toute la panoplie de touristes possibles. En arrivant de Katmandou, c’est un choc, un autre Népal, tout dédié au tourisme.

Pas forcément l’endroit où nous avions rêvé d’être.

 

Puis on s’y fait ... plutôt bien ! Le côté bon enfant et agréable prend le dessus. On ne vient pas ici admirer un temple ou un palais, mais apercevoir les sommets enneigés qui rosissent au couchant. On y vient pour organiser son trek, se reposer, pagayer sur le lac et goûter à cette escale factice mais bienvenue. Et même dans ce haut lieu touristique, les habitants sont toujours tranquilles et accueillants et n’abusent pas sur les tarifs.

machapuchare

Et il y a l’autre Pokhara, celle que l’on découvre presque par hasard. La deuxième plus grande ville du Népal, certes plus modeste que Katmandou, mais néanmoins très étendue ... et quasi vide de touristes. A trois rues du lac on trouve des petites échoppes, des bâtiments en construction, des écoles ... et des népalais tout surpris de croiser des occidentaux qui ont quitté leur réserve.

Il y a une semaine que nous sommes à Pokhara et nous avons pris le rythme tranquille d’ici. Nous sommes installés dans un appartement spacieux et agréable, à côté du lac, et nous profitons. Une promenade en pédalo, quelques balades à pieds, la montée à la Pagode de la Paix, quelques excellents restaurants. Nous nous organisons aussi pour le travail scolaire des filles, ce n’est pas toujours évident mais je pense que nous trouvons notre rythme aussi.

Au programme de la semaine qui vient il y aura un lever très tôt pour grimper sur la colline qui nous bouche la vue des Annapurnas pour assister au lever du soleil, une visite de la vieille ville où nous espérons bien dénicher quelques jolies choses, et un petit tour dans un village tibétain.

En deux mots, c’est pas le bagne. Et ça fait du bien de ne pas courir, de laisser le temps couler et de prendre les choses comme elles viennent. C’est aussi ça que nous sommes venus chercher.

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