Sarangkot est un petit village perché en haut d’une colline au nord du lac de Pokhara. Point de départ des vols en parapente, c’est aussi l’un des meilleurs points de vue sur les Annapurnas à proximité de Pokhara. Et le must c’est d’assister au lever ou au coucher du soleil.

Nous nous sommes donc levés vers 5h et sauté dans un taxi à 5h30. Il nous a déposé un peu après 6h au premier point de vue, le second - la plate forme au sommet de Sarangkot - étant inaccessible à cause du monde. Nous nous sommes donc installés en contrebas d’un restaurant devant les silhouettes du Machapuchare et ses voisins Annapurnas (si l’on peut dire car ils sont distants de plusieurs dizaines de kilomètres les uns des autres).

Le soleil émerge des montagnes

Pokhara c’est le lac et ses abords (Lakeside), la ville népalaise (peu ou pas de touristes), et les alentours (les collines, les villages, les montagnes). Notre première sortie-découverte a été la Pagode de la Paix qui domine le lac sur une colline au sud. Ce stupa fait partie d'un ensemble de 80 Pagodes de la Paix construites dans le monde par les japonais après 1945 pour promouvoir la paix et l'amour entre les hommes.

Pour y accéder on a le choix entre prendre un taxi qui contourne la colline et nous dépose aux deux tiers de la montée, le reste se faisant à pied et en plein soleil, ou opter pour la façon plus douce et 0 carbone qui est de prendre une barque-taxi avec rameur. C’est cette option que nous avons choisie.

Pokhara est une ville très contrastée. Il y a le bord du lac avec ses agences de trek, ses vendeurs d’alcool ou de matériel de montagne, ses dizaines d’hôtels, guest houses et de restaurants. Ici c’est une douceur de vivre à l’occido-rientale où il fait bon paresser à l’ombre sur une terrasse au bord du lac pendant les heures chaudes de la journée. On y croise des népalais en goguette, des ex-babas tendance Woodstock, des trekkeurs affûtés, des parapentistes, des routards et toute la panoplie de touristes possibles. En arrivant de Katmandou, c’est un choc, un autre Népal, tout dédié au tourisme.

Pas forcément l’endroit où nous avions rêvé d’être.